Bo-Nobo

Les gouts toujours supers d'un bonobo, singe donc, fille, qui adore parler de choses dont tout le monde se fout eperdument genre critiques de livres ou des choses qui parfois font mal a la tete des skybloggueurs tellement c'est compliqué parce que ya des m

14 mai 2007

Babet par Le shaman.

                   

                           BABET – DROLE D’OISEAU

              613h0ZG1dHL

Date de parution : 2007 (Au Pays des Merveilles/ v2 music)

1 Le Voyageur   3.36
2 Les Amoureux   2.25

3 Le Marin   2.47
4 Cling Clong   2.32

5 C’est Quand Déjà   3.19

6 Piano Eléphant   2.35
7 Dis-moi   3.45
8 Cocomoto   2.18
9 Andy   3.25
10 Bel Ami   2.04
11 Mon Oncle   2.25
12 In My Shoes   2.09
13 Body Club   3.05
14 Merzouga   2.07
15 Je Pars   5.13

Fraîchement mariée, c’est avec une réelle sensibilité qu’Elisabeth Ferrer passe du travail de groupe (avec Dionysos, qui ne le sait pas maintenant ?) à l’activité en solo. Grouillant de petites perles mélodiques que Frank Zappa n’aurait pas craché en 1968 lors de l’enregistrement de « We’re Only In It For The Money », ce premier disque de la charmante violoniste, poly-instrumentiste est un véritable régal, autant dans les textes que dans les arrangements. Même si plus acoustique qu’un album de Dionysos (elle va détester qu’on continu à la comparer au groupe de Matthias Malzieu, la petite Babetoushka), il y règne quand même cette ambiance électrique, même électro-acoustique où le jazz et la bossa nova ne sont jamais très loin (l’influence du Philippe Katerine des années 90). Se payant le luxe de jouer de tous les instruments qu’elle a sous la main, en n’oubliant pas son violon fétiche, Babet démontre qu’elle a un vrai talent de compositeur et d’interprète. Derrière sa petite voix d’oiseau tombé du nid, derrière ce « mur » de sensibilité à l’égard du monde et aussi de son mari qu’elle aime affreusement (est-ce le mot ?), Babetoushka cache un jardin secret d’autant plus sombre et touffu (« Cling Clong », « Cocomoto ») avec une vraie présence de la guitare électrique et des fameux arrangements électroniques dont je parlais plus haut.

Les puristes vous diront sans doute qu’il s’agit d’un disque bricolé, réalisé avec très peu de monnaie, et qui sent un peu l’amateurisme enfantin (ce qui veut dire : l’excitation d’une jeune artiste à vouloir tout mettre dans son 1er album). Il y a du vrai ; pour le bricolage (la présente édition de l’album est accompagnée d’un second disque enregistré « à la maison ») mais les puristes ne diront jamais que Babet, si gentille et intelligente soit-elle, est une artiste à part entière, cette race d’artistes rares en France, ce genre d’artistes qui récidivent de plus bel en solo, faisant table rase du passé, parce que Babet ne délivre aucun message dans son disque sur le groupe Dionysos, même si elle agit toujours en tant que musicienne au sein de la formation, la meilleure française des dix dernières années. Croyez-moi, j’ai acheté mon premier disque de Dionysos en 1997, il s’appelle « Happening Songs » et c’était bien défoncé (surtout en revoyant Matthias Malzieu avec les cheveux longs) !

Tout cela pour dire que le disque de Babet est une petite merveille pop-rock. Avec cette sensibilité qu’on lui connaît (« Les Amoureux », « Le Marin », superbe) et ce zeste de folie ambiante (« Merzouga »), Babetoushka a tous les atouts pour représenter en tout bien, tout honneur, la nouvelle scène française des prochaines années, luxuriantes ou bien ternes.

                      

                           babet_2002

Un petit bijou que notre Bonobo vous offre en écoute sur cette page…

Le shaman

Interview


Rajout de bas de page par Bo-Nobo :

Bon bah l'eurovision c'est pas encore ça hein ! Mais VIVA LES FATALS PICARDS !!
Des vidéos ici .

Posté par bo nobo à 17:24 - Colocation. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


23 avril 2007

Emilie Simon par Le Shaman.

EMILIE SIMON - VEGETAL

                  vegetal

Date de parution : 2006 (Barclay/ Universal Music)

1  Alicia   3’56
2  Fleur de Saison   4’10
3  Le Vieil Amant   4’36
4  Sweet Blossom   3’46
5  Opium   2’50
6  Dame de Lotus   3’23
7  Swimming   4’10
8  In the Lake   3’28
9  Rose Hybride de Thé   3’16
10 Never Fall In Love   2’54
11 Annie   3’21
12 My Old Friend   4’46
13 En Cendres   5’22

On peut dire que la petite Emilie Simon, si jeune soit-elle, a parcouru un joli petit chemin musical que
j’apprécie fort bien. Elle me disait que « lorsque tu joues pour toi ou pour un public qui se limite qu’à ta famille, il y a plus de risques à faire une fausse note que devant un public de gens qui t’aiment sans te connaître vraiment ». Elle a raison et elle est fabuleuse, la petite Emilie Simon. Malgré les sons assez froids d’électro mélangés au rock et à la musique contemporaine, Emilie Simon, auteur compositeur, chanteuse et musicienne, explore beaucoup d’horizons pour superviser et expérimenter des sons qui lui ressemblent. Née d’un père ingénieur du son, elle s’y connaît en la matière, et même très bien. Pour cause, son 1er album est un pur bijou. Un film documentaire comme « La Marche de l’empereur » trouve une certaine atmosphère lubrique avec la musique de la petite. C’est beau mais pas simplement. C’est aussi très profond, musicalement très recherché. On sent le professionnalisme, la culture aussi.

Emilie Simon est un génie (non le mot n’est pas de trop), malgré son âge et son univers encore très marqué du saut des années 90. Petit à petit, elle trouve son chemin et son nouvel album intitulé « Végétal » est certainement l’aboutissement sonore de l’année en matière de musique française. Entre arrangements de cordes (« Sweet Blossom ») et rock puissant (« Fleur de Saison ») en passant par une techno hybride (« Rose Hybride de Thé »), la palette musicale d’Emilie Simon est large, ce qui ne l’empêche pas de rester dans une sorte de classicisme assumé et qui lui est cher (« Le Vieil Amant »).

Vous l’aurez compris, avec ses textes d’une certaine poésie noire et peut-être naïve, sur les plantes et l’amour en déclin, Emilie Simon bidouille ses propres sons avec ses propres instruments (le fameux bracelet magique qui n’existe pas !) et charme avec sa voix d’oiseau tombé du nid qui peut se présenter enragée quand il le faut (« Opium », sublime). Emilie Simon est jolie, certes, très jolie, d’une beauté surprenante, égale à son talent qui bouleverse et qui fait frissonner. Mais Emilie Simon a la carrure d’une certaine femme fatale (elle n’a pas repris la chanson du Velvet Underground pour rien), habillée de sa nuisette noire et de ses jambières rayées, décolleté en avant et cheveux attachés par des coccinelles. Un rien manichéen en soit, entre l’audace et la subtilité, la gaîté et l’obscur (« Annie »), la naïveté (« In the Lake ») et le surréalisme débridé (« Alicia »).

 

La musique d’Emilie Simon est parsemé de synthétiseurs, parfois branchés sur une pédale wha wha, et/ ou recordés sur un poste ordinateur. Pas de batterie propre aux groupes de rock, mais des percussions aquatiques ou électroniques. Une guitare vient parfois créer un riff bienvenu (« Dame de Lotus ») ou forcer une mélodie déjà très belle à l’accoutumée (« En Cendres »), sans oublier des bruits divers (craquements, eau, pas). La basse est présente sur tous les titres (beats fortement prononcés), le violoncelle psalmodie ici et là de son élégante musicalité et le piano, toujours le piano, parfois électrique mais souvent classique, renforce d’autant plus la qualité musicale, que la production est exemplaire. Un bien beau disque à écouter sans fin.

>> Disponible en Edition Limitée digibook avec paroles et dessins.

LE SHAMAN

PS : je pars en vacances et je vous laisse avec cette critique du talentueux Shaman ;)

Posté par bo nobo à 12:19 - Colocation. - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 novembre 2006

Culturation d'après Mo.

Comme ceci est aussi un blog de culture (même si pour l'instant on le voit pas trop trop, mais c'est une feinte), notre ami Mo nous propose une définition tout ce qu'il ya de plus personnel et de sérieux suite a la demande de Ze Ring de savoir ce que signifiait le mot "pilori" ( et oui le rapport avec des critiques de livres est super évident).

Laissons place a l'artiste.

pilori: nm, vient de pilo, le poil, et lori la chanteuse:

Littéralement, qui chante à poil. Guère plus usité aujourd'hui, on ne trouve plus ce terme a quelques exceptions près (je pense à la demi-douzaine de grabataires mous de l'académie française, qui sont les seuls à trouver marrant de parler entre eux une langue morte, donc qu'on ne risque pas de rencontrer en vacances au Club Med, pour se retrouver a demander à un autochtone où commander la meilleure margarita à coups de quo vadis ou quid ) que dans l'expression "Etre mis au pilori" qui signifie -en gros, mais on va pas chipoter, sinon on est parti dans des digressions qui vont n'en plus finir; tiens: rien que la derniere fois je me suis retrouvé à parler de ma soeur à un client alors que ça n'avait rien à voir, lui il voulait qu'on active son acces internet - se retrouver comme quelqu'un qui se serait trouvé très très con à chanter la marseillaise à poil devant un parterre de décérébrés sur les champs élysées....

Bon en vrai il dessine on peut le voir parfois ici

Bo-Nobo et Mo donc.
 

Posté par bo nobo à 16:09 - Colocation. - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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